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Achat2019

J'achète à Barcelone : quelles différences avec la France et quels points vérifier ?

Lors d'un achat immobilier en France, les deux interlocuteurs principaux sont la partie vendeuse (vendeur et agence) et le notaire. En Espagne, le fonctionnement est différent, et ces différences peuvent coûter cher.

Le notaire ne vérifie pas tout

Le notaire français a l'obligation de vérifier et de valider l'ensemble des informations juridiques, administratives et urbanistiques du bien avant la vente. En Espagne, ces vérifications ne sont pas entièrement réalisées par le notaire. Hormis la présentation de certains documents obligatoires, c'est à l'acheteur de s'assurer de l'authenticité de la propriété, de l'absence de dettes ou de toute anomalie (bien affecté par un plan d'urbanisme, par exemple).

Agences : attention à la double commission

Certaines grandes enseignes facturent 3 à 4 % au vendeur, puis 3 % supplémentaires à l'acheteur, soit plus de 6 % au total. Cette pratique est plus répandue qu'il n'y paraît et réserve de mauvaises surprises à l'acheteur.

Plus problématique encore : la pression pour signer vite. Beaucoup d'agences poussent l'acheteur peu informé à signer une réservation ou un contrat d'arras sans lui laisser le temps de vérifier quoi que ce soit, sous prétexte de perdre le bien. Or un contrat d'arras est très engageant : il s'accompagne d'un versement d'environ 10 % du prix, et il est extrêmement difficile de revenir en arrière.

Quelques situations critiques

  • Signer une réservation non valide et perdre la somme versée.
  • Signer des arras sans date limite de signature chez le notaire et attendre indéfiniment, sans récupérer ses 10 %.
  • Signer des arras sans avoir vérifié la documentation, découvrir que le bien est affecté, et devoir choisir entre perdre l'acompte ou acheter un bien à risque.
  • Ne pas vérifier le calendrier des signatures et perdre l'acompte parce que le financement n'est pas débloqué à temps.
  • Hériter des dettes de l'ancien propriétaire.
  • Acheter un local commercial sur la promesse d'un changement d'usage « en cours », et se retrouver avec deux ans de démarches et des milliers d'euros de travaux.
  • Acheter pour la vue dégagée et voir un bâtiment se construire en face, faute d'avoir consulté le plan d'urbanisme.

Notre conseil

Si vous avez trouvé le bien que vous souhaitez acquérir, ne risquez pas vos économies dans un achat rapide sans les vérifications nécessaires. Notre équipe vérifie l'ensemble de la documentation, vous guide à chaque étape et vous accompagne jusqu'à la signature chez le notaire.